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Par Paul Foisy
Gilles Villeneuve est un des sportifs québécois qui a fasciné le public québécois et qui est devenu un personnage légendaire. Son courage, sa passion et son grand talent de pilote lui permettent d’accéder au plus prestigieux échelon du sport automobile.
Jeune adolescent, Gilles Villeneuve démontre une grande passion pour la vitesse. À quinze ans, il file en douce avec la voiture paternelle et rate une courbe à très grande vitesse sous la pluie. Cet accident trace la voie sur laquelle il roule sa bosse tout au long de sa carrière.
En 1967, il commence à faire des courses en motoneige et remporte le championnat du monde dans cette discipline en 1974. Mais auparavant, en 1973, il appose sa marque au volant d’une Formule Ford et décroche le championnat du Québec.
L’année suivante, il passe derrière le volant d’un Formule Atlantique, une série beaucoup plus exigeante. Ses débuts difficiles font place à une saison exceptionnelle en 1976 où il remporte neuf des dix épreuves de la saison. Cette même année, lors du Grand-Prix de Trois-Rivières, il signe une victoire marquante devant de grands noms de la Formule 1 tels Alan Jones, Patrick Depailler et le futur champion du monde James Hunt. Cette performance exceptionnelle lui vaut d’être remarqué par les bonzes du grand cirque de la F1.
En 1977, alors qu’il est en marche pour remporter le championnat canadien en Atlantique, l’écurie McLaren fait appel en lui. Ainsi, le 16 juillet 1977, à Silverstone en Angleterre, il dispute son premier Grand-Prix de Formule 1 qu’il termine en onzième place. Quelques mois plus tard, l’écurie Ferrari lui fait signe et commence alors une véritable histoire d’amour entre les Italiens et celui qu’ils surnommeront le piccolo canadese (petit Canadien).
Mais tout comme en Formule Atlantique, ses débuts en F1 ne sont pas sans difficulté. Depuis toujours, sa passion et sa détermination font de lui un pilote très exigeant avec sa mécanique. Au début de 1978, plusieurs abandons amènent la presse italienne à mettre ses talents en doute. Mais peu à peu, il trouve ses marques et inscrit 17 points au classement des pilotes. Il termine la saison en beauté, signant sa première victoire devant un public en délire lors du premier Grand Prix de Montréal. Dès lors, il fait partie des grands !
En 1979, il est vraiment dans le coup, terminant deuxième au championnat des pilotes à quatre points derrière son coéquipier Jody Scheckter. Cette année-là, il remporte trois victoires tout en respectant à la lettre les consignes d’équipe faisant de Scheckter le pilote numéro 1 de la Scuderia.
En 1980, il pilote une voiture peu performante et récolte un maigre six points au classement. L’année suivante se déroule un peu mieux, mais il doit dompter son fougueux moteur turbocompressé qui fait avancer un bolide à la tenue de route déficiente. Il récolte pourtant sa cinquième victoire au prestigieux Grand-Prix de Monaco. Un mois plus tard, il remporte sa sixième et dernière victoire à Jamara en Espagne.
Un malheureux accident lui enlève la vie le 8 mai 1982 lors des essais du Grand-Prix de Zolder en Belgique. Son départ fut un moment tragique dans l’histoire du sport au Québec. Sa personnalité et ses talents lui permirent de vivre une vie à toute vitesse. Sa mort laissa un grand vide. Pourtant, ses exploits auront pavé la voie à d’autres Québécois qui suivront ces traces en sport automobile.
Afin de lui rendre hommage, la piste de l’île Notre-Dame porte désormais le nom de Circuit Gilles-Villeneuve. L’inscription « Salut Gilles » est peinte à la ligne de départ-arrivée.
En 1983, il est intronisé au Panthéon des sports canadiens. Puis, en 1988, à Bertierville, on inaugure le musée Gilles-Villeneuve afin de perpétuer sa mémoire. Cette même année, il devient membre du Snow Mobile Hall of Fame and Museum. En 1991, il entre au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec et finalement, en 1993, il est intronisé au Canadian Motorsport Hall of Fame.
Photo: www.autoblog.com
7 mai 2012
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